DON DE NOS ORGANES, UN TABOU?

Le 22 juin, c’est la journée nationale de réflexion sur le don d’organes et la greffe.

Depuis des années, je souhaite faire la démarche de don de mes organes après la mort. J’ai acheté le magazine Psychologies de juin (…pour avoir de la monnaie pour ma baby-sitter!) et je tombe sur un article “Pourquoi faut il parler du don de nos organes?”. En même temps je travaille à l’Association LE VENT BLEU avec une personne greffée et je suis admirative de son courage et de sa “facilité” à vivre!

Ca y es,t ma carte est imprimée sur le site (http://www.dondorganes.fr/049-le-consentement-presume ) et je la remplis au fur et à mesure que j’en parle à des proches (noms à reporter sur la carte).

Après réflexion, la question n’est elle pas plutôt “Pourquoi est ce si difficile de parler du don d’organes?” En faisant cette démarche je me suis rendue compte combien cela vient toucher son rapport à sa propre mort. Ai je conscience, pleinement, de ma finitude? Suis-je réconcilié avec ma mort, ma finitude? Depuis que je travaille avec les patients de l’Institut Curie, je me rends compte combien la maladie grave (cancer, crise cardiaque, AVC, …) .est tabou, juste parce qu’elle évoque la mort. Cela met mal à l’aise.

Est ce que la première étape n’est pas d’être en paix avec sa propre finitude pour pouvoir en parler aux proches et démontrer une réflexion et décision bien ancrée? Parce que “Si la réalité physique de la mort détruit l’homme, l’idée de la mort le sauve.” nous dit Irvine YALOM dans le “Jardin d’épicure – regarder la mort en face.”

Ensuite, avec des mots simples, le partage et l’information des proches sur sa décision est plus “facile”.

Et dans don d’organes, il y a don et abondance pour les receveurs et pour les donneurs !